5 albums qui vont marquer l’été

De Christophe Willem aux Black Eyed Peas… Ca va danser

L'industrie du disque est peut-être en crise, mais les artistes – et leur créativité – se portent au mieux ! Christophe Willem impose sa vision de la chanson française, les Black Eyed Peas promettent d'enflammer les dancefloors quand Placebo devrait démontrer une fois de plus son talent sur scène… Découvrez donc notre sélection des 5 albums inratables du moment.
Caféine à haute dose pour Christophe Willem
Caféine, le nouvel opus de Christophe Willem marque sa volonté d'en finir avec son image de vainqueur de télé-crochet. L'ancien candidat de la Nouvelle Star a pris les choses en main, imposé ses envies, pour livrer un album, au final, beaucoup plus personnel.

Plus sensuel que jamais
Christophe Willem s'est ainsi fait auteur sur la moitié des titres de l'album. « Caféine », le nom est bien choisi, tant ce CD déborde d'une énergie provoquée par le mélange de la voix du chanteur, des guitares saturées et de beats électro. « L'homme en noir », le premier titre de l'album donne le ton, suivi de la chanson « Berlin », où apparaît un Christophe Willem plus sensuel, sexuel même, que jamais. Il est rejoint quelques chansons plus tard par l'inévitable Zazie pour « La Demande » avant de s'assagir, un temps seulement, avec la ballade « Plus que tout ».

Les goûts hétéroclites du chanteur
La suite de « Caféine » permet à La Tortue (son surnom à l'époque de la Nouvelle Star) de montrer l'étendue de ses goûts musicaux et celle… de son carnet d'adresses. Kylie Minogue le rejoint pour interpréter « Sensitized », il chante « Tu te fous de nous » avec Jennifer Ayache, la chanteuse de Superbus, retrouve Zazie sur « Yaourt et Lavabo », et s'essaie au R'n B avec « Coffee » ou encore au trip-hop : « Entre nous et le ciel ». La Tortue se fait caméléon.

Excité par la caféine, Christophe Willem maîtrise son sujet et transmet, de bout en bout de l'album, son plaisir. Le plaisir de créer un disque à son image : jeune, frais et énergique.

Source : www.zikeo.netLes Américains de Black Eyed Peas sont de retour, remplis d'une énergie nouvelle, avec un album intitulé « The E.N.D ». Mûri à l'ombre des projets solos des deux membres les plus charismatiques du groupe Fergie et Wil.I.am, « The E.N.D », pour « The Energy Never Dies », annonce une nouvelle ère musicale pour le groupe.

Un single déjà en tête des charts

Véritables alchimistes des genres musicaux, les membres des Black Eyed Peas se jouent encore une fois des pronostics comme le prouve le premier extrait de l'album, « Boom Boom Pow ». Adieu le hip-hop des anciens temps, bonjour la techno / house aux basses lourdes et aux voix saccadées. Wil.I.am, qui est également producteur des disques du groupe, appelle ça de la « funk électrostatique ». Et le titre est aujourd'hui en tête des charts aux Etats-Unis, en Angleterre et numéro 3 des singles les plus téléchargés sur iTunes.
Remettre les eighties au goût du jour
Musicalement, « The E.N.D » est un cocktail musical puisant son inspiration dans la house et l'électro des années 80. Il fait la part belle au synthé rétro mais sans jamais sombrer dans la nostalgie. Il faut dire que les Black Eyed Peas se sont entourés d'un DJ house mondialement reconnu, le frenchy David Guetta. Ce dernier, qui a produit deux titres, permet ainsi à Fergie et sa bande de viser un public encore plus large. 

Source : www.zikeo.netFormation cruciale de la musique des années 80, Depeche Mode semble ne pas avoir envie de prendre sa retraite. Son dernier album, « Sounds of the Universe », amène au contraire un vent de fraîcheur sur l'œuvre de Dave Gahan et ses acolytes. C'est leur album le plus réussi depuis des années.
4 mains pour écrire l'album
Enregistré à Santa Barbara et à New York, « Sounds of the Universe » explore des thèmes chers aux membres de Depeche Mode, une bonne dose d'humour noir en plus. Martin Gore, guitariste et habituel songwriter du groupe, laisse d'ailleurs plus de place aux textes signés du chanteur Dave Gahan. Ce dernier gagne ainsi ses galons de second auteur du groupe. Il continue par contre de chanter à merveille les chansons écrites par son musicien : le premier extrait, « Wrong », en est le meilleur exemple.
Un titre mythique en puissance
Captant l'attention de l'auditeur dès les premiers instants, « Wrong » distille le meilleur de Depeche Mode : un beat imparable, un synthétiseur chuintant. Il s'annonce d'emblée comme l'un des futurs classiques du groupe, à ranger aux côtés des mythiques « Enjoy the silence » ou « Personnal Jesus ».

Source : www.zikeo.netMuets depuis 2006 et la sortie de « Light Grenades », les Américains d'Incubus sont de retour avec l'album « Monuments and Melodies »… le premier best of du groupe. Il faudra s'en contenter ! C'est même avec un plaisir certain que les fans découvriront ce disque, qui, en plus de réunir les plus beaux titres d'un groupe majeur de la scène rock alternative, amène son lot de nouveautés.

Des inédits, des faces B, une reprise

« Monuments and Melodies » est un double album où quantité rime avec qualité. Car les membres d'Incubus ne se sont pas contentés de compiler leurs morceaux les plus appréciés, ils sont au contraire allés fouiller dans leurs cartons pour en ressortir des titres rares absents de leurs albums studio. 6 titres au total. En ajoutant 2 titres inédits (« Black Heart Iniertia » et « Midnight Swim ») et une reprise de Prince « Let's go crazy », l'album « Monuments and Melodies » prend une vraie valeur.
Du rock dopé au hip-hop
Riche de 6 albums studios, l'histoire d'Incubus est jalonnée de titres archi-connus, ambassadeurs du son propre au groupe californien. « Drive », « Clean », « Pardon me », « Anna Molly »… quelques titres figurant sur « Monuments and Melodies » révélateurs du style d'Incubus : un son saturé, sale parfois, un vrai sens de la mélodie et une influence hip-hop immanquable grâce aux scratchs du DJ du groupe.

Source : www.zikeo.net« Battle for the sun » signe le retour sur la scène musicale de Brian Molko et ses acolytes, 3 ans après la sortie du très sombre « Meds ». L'interlude a été houleux. Suite à une longue tournée éreintante pour tous les membres du groupe, Brian Molko et son bassiste Steve Olsdal ont mis fin à leur collaboration avec le batteur originel du groupe, Steve Hewitt. Placebo a également trouvé refuge auprès d'une nouvelle maison de disque, Pias, cessant de travailler avec une major pour gagner une plus grande liberté artistique.

Guitare saturée et rigueur militaire

« Battle for the sun » réunit donc toutes les conditions pour être l'album de la renaissance. Cela se vérifie d'ailleurs rapidement. Beaucoup plus chaleureux que le disque précédent, les morceaux de ce nouvel album alternent entre une pop énergique et un rock nerveux saturé de guitare. Le jeu du nouveau batteur Steve Forrest fait d'ailleurs des merveilles, comme sur le morceau qui prête son titre à l'album : « Battle for the sun » est porté par une batterie d'une rigueur militaire donnant toute sa force à la chanson.
A voir sur scène
Signe d'une liberté retrouvée, Placebo s'essaye même aux cuivres sur le titre « King of Medicine » ou aux chœurs d'enfants – clin d'œil à la chanson « Lady boy » d'Indochine avec qui Brian Molko a travaillé – sur « Ashtray Heart ». Le trio de Placebo a également composé quelques morceaux littéralement taillés pour la scène, incisifs et énergiques : « For what's it worth » et « The never ending why ». Ca tombe bien, le groupe fera la tournée des festivals cet été…

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