Beaujolais nouveau 2023 : démystifions 5 idées reçues pour savourer la vérité dans votre verre !

Du Japon jusqu’en France, il est le vin dont tout le monde parle, que ce soit les oenophiles comme les moins expérimentés : le Beaujolais Nouveau.

Pourtant, depuis de nombreuses années, le vin primeur fait les frais des mauvaises langues, qui ne peuvent s’empêcher de décrier sa qualité. Pour que chacun se fasse sa propre opinion, voici 5 idées reçues désormais rétablies sur le Beaujolais Nouveau.

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1. Il n’existe pas qu’un seul Beaujolais Nouveau

Parler de la sortie « du » Beaujolais Nouveau est en réalité une erreur de langage. Car il n’existe pas qu’un seul et unique vin, commercialisé le troisième jeudi du mois de novembre.

Le Beaujolais Nouveau regroupe deux appellations d’origine contrôlée, à savoir le beaujolais et le beaujolais villages. Le Beaujolais Nouveau existe même en rosé. Cette diversité reflète les caractéristiques spécifiques des vignobles de la région du Beaujolais, offrant une palette de saveurs allant des vins légers et fruités du Beaujolais aux cuvées plus robustes et complexes des Beaujolais Villages. Ainsi, les amateurs de vinont l’embarras du choix pour célébrer cette tradition annuelle. Que vous préfériez la fraîcheur d’un Beaujolais rosé ou les arômes prononcés d’un Beaujolais Villages, le Beaujolais Nouveau offre une variété de délices à explorer chaque année.

2. Le Beaujolais ne produit pas que du Beaujolais Nouveau

Il serait très réducteur de croire que le vignoble se concentre sur la production de ce vin jeune. Les œnophiles peuvent évidemment dégustertoute l’année les nectars du Beaujolais, qui sait aussi élaborer des vins de garde.

Le vignoble, qui s’étend au total sur 16 572 hectares, comprend dix crus, dont les célèbres saint-amour, juliénas, morgon, brouilly et chiroubles. Chacun de ces crus porte en lui les caractéristiques uniques de son terroir, offrant une diversité de saveurs et de profils gustatifs. Des vins plus structurés et aptes à vieillir sont produits dans ces crus, permettant aux amateurs de vin de découvrir toute la richesse et la complexité que le Beaujolais a à offrir. Ainsi, le Beaujolais Nouveau n’est qu’une facette de la mosaïque viticole de la région, où la tradition et la modernité coexistent harmonieusement.

3. Le Beaujolais Nouveau propose différents goûts

La palette aromatique du Beaujolais Nouveau ne se réserve pas qu’aux notes de banane ou de fraise, que tant de consommateurs décrivent. Le vin primeur est produit sur plus de 10 000 hectares de vignes, par des producteurs différents. Le nectar puise donc ses caractéristiques dans chacun des terroirs. Les vignerons font aussi des choix de vinification, ce qui apporte une touche personnelle au vin. Chaque producteur, avec son savoir-faire et sa sensibilité, contribue à la diversité des saveurs et des arômes du Beaujolais Nouveau.

©Rodrigo Abreu/ Unsplash

Cette variabilité dans les méthodes de production et les terroirs se traduit par une large palette aromatique. Ainsi, en plus des notes de banane ou de fraise, on peut découvrir des nuances subtiles de cerise, de pêche, voire des arômes floraux ou épicés selon le cru et le style de vinification choisis. C’est cette richesse et cette complexité qui font du Beaujolais Nouveau un vin captivant et surprenant à explorer chaque année.

4. Le Beaujolais Nouveau peut se conserver… un peu

Le vin primeur n’est bien sûr pas un vin de garde, mais, pour autant, les consommateurs peuvent tout à fait faire du stock pour le servir lors des prochaines fêtes de fin d’année. Ceux qui accepteront de se défaire des idées reçues pourront même le déguster au printemps. Sachez simplement qu’il ne faut généralement pas attendre plus de six mois pour le boire (et encore, il y a des exceptions !).

Bien que le Beaujolais Nouveau soit souvent associé à une consommation immédiate, sa période de dégustation peut s’étendre au-delà des premiers mois. Certains amateurs de vin apprécient même de le laisser évoluer légèrement en bouteille, lui offrant ainsi l’opportunité de développer de nouvelles nuances aromatiques. Cependant, il est essentiel de noter que cette approche peut varier selon les millésimes et les préférences individuelles.

5. Le Beaujolais Nouveau ne se déguste pas qu’à l’apéritif

Tradition et lancement en grande pompe ont scellé le service du vin primeur au moment de l’apéritif. Pourtant, le Beaujolais Nouveau peut tout à fait accompagner un repas de l’entrée au dessert.

Il suffit d’opter pour des mets de la région dont il est originaire : pensez aux spécialités lyonnaises, à la charcuterie, sinon aux produits régionaux tels que le poulet de Bresse. L’accord parfait réside souvent dans la simplicité et l’authenticité des plats, mettant en valeur la fraîcheur et la vivacité du vin. Des entrées légères aux plats principaux variés, en passant par des fromages locaux et des desserts fruités, le Beaujolais Nouveau peut sublimer chaque étape du repas, offrant une expérience gustative complète et mémorable. En osant l’associer à diverses saveurs, les amateurs de vin pourront découvrir la polyvalence surprenante du Beaujolais Nouveau au-delà de son rôle traditionnel à l’apéritif.

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