SARMs : la vérité sur la nouvelle tendance fitness

Les SARMS : bien ou mal ?

Les SARMs sont les nouveaux « produits miracles » pour développer rapidement la masse musculaire. De plus en plus présents dans les salles de muscu ou de crossfit, il faut pourtant s’en méfier. Alors, les SARMs sont-ils vraiment des produits dopants « magiques » ? On essaie de faire le point et de vous donner notre avis sur les SARMs dans cet article.

Les SARMs, qu’est-ce que c’est ?

Les SARMs sont les produits dopants à la mode auprès de ces messieurs en quête de gros muscles. Les Selective Androgen Receptor Modulators ou Modulateurs Sélectifs du Récepteur aux Androgènes sont sensés aidés à être plus forts, plus musclés, plus virils…

Ils apparaissent comme les nouveaux « produits miracles » pour développer la masse musculaire mais sont loin d’être aussi bénéfiques qu’on peut le penser et pourraient même être aussi dangereux que les stéroïdes.

Selon les consommateurs, les SARMs permettraient de changer complètement d’apparence, de faire largement progresser les performances et de limiter le vieillissement du corps ! Ils sont de plus en plus présents dans les sacs de sport des pros comme des amateurs et pourraient faire des merveilles : croissance musculaire sans graisse, diminution de cette dernière, endurance améliorée, récupération plus rapide… Et les effets secondaires seraient très faibles voire inexistants.

D’où viennent ils ?

A l’origine, il s’agit de produits mis en place pour des applications médicales et qui seraient très proches des stéroïdes anabolisants. Ils sont censés prévenir la fonte musculaire liée à certaines maladies comme le cancer ou l’ostéoporose.

Mais ce sont également des composés qui exercent une action sélective sur les tissus corporels. Ils auraient donc les avantages des stéroïdes anabolisants sans avoir leurs effets secondaires nocifs. Ces compléments permettraient donc d’améliorer les performances, d’avoir une croissance musculaire maigre plus rapide tout en favorisant la perte de graisse.

Enfin, les SARMs ont une action spécifique sur les muscles et les os sans toucher d’autres organes.

Pourquoi sont-ils utilisés en musculation ?

Si, dans le cadre d’une maladie comme le cancer, les SARMs peuvent prévenir la fonte musculaire, pour les bodybuildeurs, ils permettraient d’éviter la perte du muscle gagné au prix de beaucoup d’efforts, et un développement plus rapide à chaque entrainement.

Et surtout, ils seraient dépourvus d’effets secondaires comme les palpitations ou les fluctuations de l’énergie comme d’autres produits. Contrairement aux stéroïdes, ils n’entraîneraient pas de lésions du foie, pas d’acné, pas de voix plus grave ni d’augmentation de la pilosité.

Ils seraient donc aussi efficaces que les stéroïdes en permettant d’améliorer le travail des muscles, la prise de masse musculaire, la perte de graisse avec des effets limités.

Comment ça marche ?

La testostérone (hormone mâle) fait partie des hormones androgènes. Elle aide à la formation musculaire, favorise la pousse des poils, rend la voix plus grave…

Normalement, le corps régule automatiquement la production d’androgènes. Les bodybuildeurs recherchent davantage en utilisant des sources d’androgènes extérieures, les stéroïdes anabolisants. Ces derniers entraînent une surcharge d’androgènes qui va être convertie en oestrogènes et entrainer des effets secondaires nocifs.

De plus, il y a un phénomène d’addiction aux stéroïdes anabolisants. Avec les SARMs, seules les cellules qui comptent sont ciblées. Ils transmettent des messages aux muscles qui grossissent ou au corps qui brûle des graisses. Ils ne s’attachent qu’aux cellules des tissus musculaires et osseux et le foie ou la prostate ne subissent pas de dégâts.

Quels sont les meilleurs SARMs ?

Les essais sur les SARMs sont en cours. Pour l’instant, les plus prometteurs semblent être l’andarine, le ligandrol, la cardarine, la teslolone et l’ostarine.

L’andarine booste les performances et améliore la densité osseuse tout en stimulant la libido. Cette molécule est très similaire aux stéroïdes anabolisants en termes d’effets, mais sans les effets secondaires négatifs.

Le ligandrol permet d’obtenir rapidement des muscles maigres avec un gain de force important; il est excellent pour prendre du volume et augmenter la force. Il peut également aider à guérir les blessures et est étudié comme traitement potentiel de l’ostéoporose.

La cardarine permet de puiser dans les réserves de graisse tout en favorisant la récupération et en améliorant l’endurance.

L’Ostarine est un SARM polyvalent qui peut être utilisé pour la prise de masse, la coupe ou la recomposition (gain musculaire et perte de graisse simultanés). C’est l’un des SARM les plus populaires.

Enfin, la teslolone agirait sur la masse musculaire, la masse grasse et contre le cholestérol et l’ostéoporose. Cela pourrait en faire un candidat très intéressant pour une utilisation médicale, notamment chez les personnes âgées.

Ce sont les SARM les plus prometteurs à ce jour, mais la recherche se poursuit et de nouveaux SARM sont développés en permanence.

Les SARMs sont-ils vraiment sans risques ?

Arrivé à ce stade de l’article, on pourrait croire que les SARMs sont vraiment des produits miraculeux. Toutefois, il convient de rappeler qu’il s’agit de produits pharmaceutiques et non des compléments alimentaires.

Quelques effets secondaires constatés

Les SARMs n’en sont qu’à leurs débuts et les recherches sont encore limitées. Il est donc impératif de consulter son médecin avant de se tourner vers ces produits dopants nouvelle génération. Des effets secondaires ont été observés lors de prises importantes. Ils peuvent entrainer une perte de cheveux, des problèmes de vision, un développement excessif des seins…

Certaines personnes ont également rapporté se sentir plus agressives.

En bref, les risques potentiels liés à la prise de SARM doivent être soigneusement examinés avant de les utiliser. Comme pour tout médicament, il est toujours préférable d’opter pour la prudence.

Est-ce légal ?

Depuis 2008, les SARMs sont interdits par l’Agence Mondiale Antidopage et font partie des « autres agents anabolisants ».

Il convient en outre d’être méfiant vis-à-vis des produits proposés sur Internet. Certains produits vendus sur la toile sont présentés comme des SARMs mais n’en sont pas. Beaucoup contiendraient des drogues interdites par les fédérations sportives et les informations de dosages sont souvent fausses ce qui augmente les risques.

Les grands groupes pharmaceutiques n’ont pas encore commercialisé les SARMs et les produits que l’on trouve sur le marché sont rarement fiables. Ils ne sont normalement accessibles qu’aux scientifiques même si on trouve beaucoup de « SARMs » sur le web. C’est un problème car l’absence de réglementation signifie que la qualité et la sécurité de ces produits ne sont souvent pas garanties.

Donc, avant d’acheter des SARM en ligne, assurez-vous de faire vos recherches pour éviter de gaspiller votre argent dans quelque chose qui pourrait être potentiellement dangereux pour votre santé

En résumé, faut-il en consommer ou pas ?

Si vous hésitez encore, gardez à l’esprit que les SARMs sont des produits dopants qui restent interdits et potentiellement dangereux. Ils sont à proscrire pour tout usage en compétition et restent à ce jour fortement déconseillés

Quelques heures de musculation en plus auront un effet nettement plus positif que la prise de ces produits. Voilà, maintenant, vous savez tout sur les SARMs !

Notre avis sur les SARMs dans le sport

Les SARM en sont encore aux premiers stades de leur développement et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer leur sécurité à long terme. S’ils semblent présenter un intérêt au niveau médical, dans le traitement et l’accompagnemnt de certains maladies de longue durée, à des fins thérapeutiques, leur utilisation récréative ou pour améliorer les performances semble prématurée.

Nous recommandons aux athlètes de s’abstenir d’utiliser les SARM jusqu’à ce que l’on en sache plus sur leurs effets sur le corps, car les preuves sont actuellement insuffisantes pour soutenir leur utilisation. Les athlètes doivent également être conscients que l’utilisation de SARMs peut entraîner un contrôle antidopage positif et conduire à des sanctions dans le sport.