Poupée Russe (Netflix) : une saison 2 différente mais toujours captivante

Trois ans après son arrivée sur Netflix, Poupée Russe revient dans une saison 2 toujours aussi surprenante et fascinante. Après avoir revécu sans fin (ou presque) sa propre mort, l’héroïne a cette fois la « chance » de pouvoir revivre son passé… voire d’essayer de le modifier.

Plus intime mais toujours aussi foisonnante, l’intrigue de ces 7 nouveaux épisodes confirme tout le bien que l’on pensait de cette série. Oui, Poupée Russe est bien l’une des meilleures séries originales de Netflix !

Au fait, elle parle de quoi, cette série Netflix ?

Critique Poupée Russe saison 2

Poupée Russe ne bénéficie pas de l’aura de Stranger Things, Elite ou même Better Call Saul. Pourtant, la création d’Amy Poehler, Leslye Headland et (surtout) Natasha Lyonne bénéficie de nombreux atouts. Et si, à l’origine, Poupée Russe aurait pu n’être qu’une mini-série en 8 épisodes, le succès (critique et public) rencontré en a décidé autrement.

Donc, si vous n’avez pas vu la première saison (il n’est pas trop tard pour vous rattraper !), un rapide résumé s’impose. La série met ainsi en scène Nadia, une jeune trentenaire à la chevelure rousse flamboyante. Fêtarde invétérée, un tantinet portée sur l’alcool et les psychotropes en tous genres, elle meurt lors de sa soirée d’anniversaire… avant de reprendre vie, toujours au même endroit et au même moment, dans les toilettes de l’appartement.

Coincée dans une boucle temporelle sans fin (comme Bill Murray lors du jour de la marmotte), Nadia tente de résoudre se mystère et finit par rencontrer Alan… lui aussi victime de cette même spirale infernale.

Pour bien comprendre :
Lire notre article consacré à la saison 1 de Poupée Russe

Notre avis sur la saison 2 de Poupée Russe

La fin ouverte de la première saison n’appelait pas nécessairement de suite. Aussi, quand Netflix a officialisé le tournage de la saison 2, on pouvait se demander si nous, téléspectateurs, n’allions pas vivre à notre tour une boucle sans fin et regarder encore et encore la même intrigue. Mais que nenni !

Quatre ans après avoir échappé à leur boucle temporelle (on évitera d’en dire trop pour ne pas vous gâcher la surprise), Nadia et Alan vont comprendre que mourir sans cesse n’est pas la pire chose qui peut vous arriver… Cette deuxième saison de Poupée Russe confronte les deux protagonistes principaux à leur passé plus lointain… et à celui de leurs parents et grands-parents.

Nadia (Natasha Lyonne) et Alan (Charlie Barnett) forment un duo toujours aussi complémentaire
Poupée Russe saison 2 sur Netflix

Le duo, désormais habitué à voyager dans le temps, pense y voir une occasion de « vivre une folle aventure transgénérationnelle », d’apprendre à connaître ses ancêtres, voire de modifier son passé. C’est là l’une des principales réussites de cette suite : voir Nadia dans la peau de Lenora enceinte de… Nadia, comprendre les rapports que notre rousse déjantée entretient avec sa génitrice et Ruth, sa mère de substitution, évoquer la Seconde Guerre mondiale et la spoliation des biens juifs…

On ne s’arrache pas autant les cheveux que dans Dark (ouf !) mais ces allers-retours temporels apportent une bonne dose de complexité… tout en donnant beaucoup plus de profondeur aux personnages. Surtout, les réalisateurs parviennent à conserver de la cohérence dans leur propos tout au long des 7 épisodes.

Néanmoins, si le destin de Nadia reste lié à celui d’Alan, on ne peut s’empêcher de penser que ce dernier est sous-exploité. C’est d’autant plus dommage que Natasha Lyonne et Charlie Barnett forment un duo parfaitement complémentaire. Si l’on ajoute à cela des personnages secondaires toujours aussi soignés, une bande-son eighties géniale (et le fameux Gotta Get Up) et un rythme soutenu avec des épisodes courts, on peut réaffirmer sans peine que Poupée Russe est l’une des séries les plus sous-estimées du moment.

Poupée Russe reprend dans cette saison 2 les ingrédients qui ont fait le succès de la série… mais sans se répéter. Une véritable petite prouesse qui la rend encore plus addictive !

Rédigé par Ludovic

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