Les voitures les plus moches du 21ème siècle

Certaines automobiles ne peuvent décemment pas tout miser sur leur physique

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Il y a des voitures sublimes, qui font rêver. Et puis, il y a les autres. Celles qui ont un physique ingrat et ne trouvent pas leur public.

Les voitures les plus moches du 21ème siècle
© Tokumeigakarinoaoshima ©
Ludovic Bonnet

Rédacteur en chef
Masculin.com
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Il en faut certes pour tous les goûts. Néanmoins, certaines voitures peinent à trouver grâce aux yeux du grand public. Au-delà de leurs performances, ce sont souvent leur physique qui les a plombées. Parfois, les constructeurs ont eu le bon goût de les restyler pour leur offrir (enfin) la carrière qu'elles méritaient. D'autres fois, leur "laideur" a simplement abouti à un arrêt de la production. Rude.

Depuis le début des années 2000, bon nombre d'automobiles aux courbes disgracieuses ont vu le jour. Loin de faire l'unanimité, elles avaient au moins l'avantage de se démarquer par rapport à leurs concurrentes. Peut-être un peu trop. Il est donc temps de leur "rendre hommage" avec cette sélection (totalement subjective) des 10 voitures les plus moches du 21ème siècle.

Fiat Multipla (phase 1, 1998-2002)

Fiat Multipla (phase 1, 1998-2002)
© Rudolf Stricker

 

A tout seigneur tout honneur. Après une rapide enquête de proximité, la question "quelle est pour toi la voiture la plus moche de ces dernières années"apporte souvent la même réponse : le Fiat Multipla. Ou "tu sais, la voiture avec le bourrelet devant". Une caractéristique qui n'a pas empêché ce monospace compact (avec 3 places à l'avant) de très bien se vendre en Italie.

Audi A2 (1999-2006)

Audi A2 (1999-2006)
© Matthias93

 

Comme bon nombre de constructeurs à l'aube des années 2000, Audi a choisi de se lancer sur le marché des monospaces avec l'A2. Outre son design particulier, sa principale caractéristique résidait dans sa structure en aluminium qui lui permettait de rester sous le seuil des 1000 kilos. Pas de quoi déchaîner les passions pour autant...

Dacia Logan (2004-2012)

Dacia Logan (2004-2012)
© M 93

 

Initialement conçue en Roumanie, pour la Roumanie, la Dacia Logan première du nom a finalement débarqué en France avec un atout de poids : son prix. Proposée à 7500 euros sur le marché hexagonale, cette voiture clairement low cost bénéficiait d'un équipement pour le moins rudimentaire. Pas de verrouillage centralisé, de climatisation ou encore de lecteur CD-MP3 sur la version de base.

Reconnaissons tout de même que Renault a totalement bouleversé le marché avec son modèle bas de gamme, dont la génération suivante s'avérait nettement plus séduisante.

Renault Modus (2004-2013)

Renault Modus (2004-2013)
© M 93

 

Le train arrière de la Modus est celui qu'utilisait la première Logan. Et comme sa cousine franco-roumaine, le minispace Renault (aussi long qu'une Clio II) ne pouvait clairement pas tout miser sur son physique. Son nom censé évoqué la modularité n'aura pas suffi à convaincre les acheteurs, sans doute refroidi par le gabarit déroutant du véhicule et son prix un tantinet élevé.

Renault Avantime (2001-2003)

Renault Avantime (2001-2003)
© Pan BMP

 

Renault est décidément très présent dans ce top 10. Pourtant, ce véhicule n'y mérite pas forcément sa place. En effet, l'Avantime était peut-être trop en avance sur son temps pour plaire au public (trop cher aussi, aux alentours de 40 000 euros). D'ailleurs, la Vel Satis, sortie en 2002, a connu peu ou prou la même carrière.
Aussi imposant que confortable, ce monospace coupé (si, si, c'est possible !) connaît aujourd'hui une nouvelle jeunesse sur le marché du véhicule rare. En attendant de devenir un authentique modèle de collection dans quelques années...

Mercedes Classe A (1997-2004)

Mercedes Classe A (1997-2004)
© M 93

 

Bien entendu, il n'est pas question ici d'évoquer la très jolie Classe A actuelle, la berline premium auréolée du prix de "Plus belle voiture de l'année 2012".

Mais avant le début des années 2000, la Classe A était un petit monospace haut sur patte qui aura connu un sort similaire à celui de l'Audi A2. Surtout, le modèle familial de Mercedes a fait les frais d'une "sortie de route" spectaculaire lors d'un slalom, dans le cadre d'un essai effectué par des journalistes anglais. Pas très belle et (en apparence) pas très sûre, la première Classe A ne laissera pas un souvenir impérissable.

Ford Fusion (2002-2012)

Ford Fusion (2002-2012)
© Spectryx

 

Pas vraiment un monospace, pas vraiment un break, pas vraiment une citadine. A l'instar de la Renault Modus, la Ford Fusion entrait dans la catégorie des minispaces. Inclassable, cette Fiesta gonflée aux hormones offrait des performances relativement honnêtes pour de l'entrée de gamme. Trop banale pour séduire ? Peut-être. Pas assez belle pour mériter une seconde chance ? Sans aucun doute.

Nissan Cube (2008-2013)

Nissan Cube (2008-2013)
© Mr.choppers

 

Au Japon, le Nissan Cube a connu une très jolie carrière (étant notamment le modèle le plus vendu de la marque en 2003 et 2004). Il a fallu attendre 2010 pour voir arriver ce modèle cubique en Europe. Mais s'il porte bien son nom, le Cube n'a jamais trouvé sa place sur le Vieux continent, Nissan le retirant de son catalogue en 2013. Dommage, car avec sa bouille atypique et ses performances tout à fait acceptables, il aurait mérité un meilleur sort.

Citroën C5 I (2000-2008)

Citroën C5 I (2000-2008)
© Rudolf Stricker

 

La Citroën C5 est une voiture confortable. Voilà. C'est tout. Pour le reste, la remplaçante de la XM et de la Xantia paraissait déjà datée à sa sortie en 2000. Ce ne sont pas ses finitions ratées (notamment en entrée de gamme), son manque de fiabilité et ses moteurs trop gourmands qui ont pu l'aider à se faire aimer – même si elle s'est écoulée à 720 000 exemplaires.

Nettement plus attirante sur le papier la C5 II a payé le déclin du segment des berlines tricorps en Europe, Citroën annonçant l'arrêt de sa production au printemps 2017.

Suzuki Ignis (depuis 2016)

Suzuki Ignis

Si on ne la regarde que de face, la Suzuki Ignis II est plutôt réussie. En revanche, son profil et (surtout) sa face arrière sont nettement plus discutables, lui donnant des airs de voiture sans permis.
Heureusement, ses équipements et ses motorisations plaident en sa faveur et confirme que l'Ignis est un ovni dans le paysage automobile actuel.

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