Ces 5 montres en acier font rêver tous les collectionneurs (ou presque)

Aujourd’hui, la montre en acier semble être la base pour de nombreux hommes. C’était pourtant loin d’être une évidence, il y a une cinquantaine d’années… Mais comment en est-on arrivé là ? Nous vous proposons de partir à la découverte des 5 montres en acier qui ont le plus marqué l’histoire de l’horlogerie contemporaine.

Royal Oak Audemars Piguet

Si l’on doit citer un nom pour comprendre le succès des montres en acier, c’est évidemment celui de Gérald Genta. Au début des années 1970, alors que le secteur est durement touché par la crise du quartz, il casse les codes de l’horlogerie de luxe avec la Royal Oak conçue pour Audemars Piguet.

Vous n'y avez peut-être jamais fait attention jusqu'à présent, mais vous pouvez aller vérifier : toutes les montres des publicités et boutiques horlogères (ou presque) sont arrêtées sur un même horai...Lire la suite

Outre la lunette octogonale habillée de 8 vis et son cadran tapisserie, un élément marque les esprits : son look 100% acier. Une rareté (pour ne pas dire une première) en 1972 ! Cette conception a notamment permis l’ajout d’un bracelet parfaitement intégré, devenu aussi la signature de cette Royal Oak.

Plébiscité par des stars de tous horizons aussi bien que par des collectionneurs (et investisseurs), le modèle phare d’Audemars Piguet a vu sa cote flamber au cours des dernières années. Pas moins de 25 000 euros pour une RO neuve aujourd’hui… Pas mal pour une « simple » montre en acier.

Montre acier Royal Oak Audemars Piguet

Patek Philippe Nautilus

Quatre ans après la Royal Oak, une autre montre vient bouleverser l’horlogerie suisse traditionnelle. Et on la doit à un certain… Gérald Genta. En 1976, le maître reprend plus ou moins la même formule que pour la Royal Oak et dessine la Nautilus pour Patek Philippe.

Ici aussi, la lunette est octogonale, mais avec un design plus arrondi et des flancs incurvés. Pas de vis en façade, en revanche, mais celles-ci sont bien présentes, sur le côté du boîtier, pour assurer une étanchéité parfaite à la montre. D’ailleurs, son nom de Nautilus, serait un clin d’oeil aux propriétaires de Patek Philippe à cette époque, passionnés par l’univers nautique.

Dès son lancement, cette montre marque sa différence avec un slogan publicitaire resté dans les mémoires : « One of the world’s costliest watches is made of steel. » Soit, en français, « l’une des montres les plus chères du monde est en acier ». Un demi-siècle plus tard, il faut encore débourser au moins 32 000€ pour arborer une Nautilus 7118/1A au poignet.

Montre acier Patek Philippe Nautilus

Omega Speedmaster

Cette fois, ce n’est pas le design de la montre qui a contribué à sa notoriété, mais bien sa « performance ». Car s’il est une chose qu’on ne pourra jamais lui enlever, c’est bien qu’elle a été la première à faire tourner ses aiguilles à la surface de la Lune !

Avant de passer à la postérité, la célèbre Moonwatch d’Omega a vu le jour en 1957 et se fait simplement appeler Speedmaster. A cette époque, pas question de course aux étoiles, mais des liens avec le sport automobile, comme en atteste la présence de l’échelle tachymétrique sur le pourtour du cadran. Devenue « montre officielle de la Nasa » en 1965, elle passe tous les tests de résistance avec succès (grandes variations de températures, humidité, pression, vide…).

En près de 60 ans, son design n’a guère évolué, même si Omega la revisite régulièrement (avec un cadran blanc ou en version « dark side of the moon » en 2024). Quoi qu’il arrive, pour les puristes, la vraie Moonwatch a un boîtier acier de 42 mm, un cadran noir, un bracelet acier et, bien sûr, un mouvement à remontage manuel !

Plus abordable que les deux montres précédemment citées dans cet article, la Moonwatch voit tout de même son prix grimper (très) régulièrement : 8800 euros en 2024.

Montre acier Omega Speedmaster Moonwatch

Rolex Submariner

« Lancée en 1953, la Submariner est la première montre-bracelet de plongée étanche à 100 mètres de profondeur. » Cette simple affirmation présente sur le site de Rolex aide à comprendre pour la Submariner est aujourd’hui l’une des montres les plus convoitées au monde.

Et si, bien sûr, elle bénéficie aussi du prestige de la marque à la couronne, la Sub’ ne manque pas de style. Après tout, ce n’est pas un hasard si tant de marques s’en sont inspiré ! Pour la rendre encore plus exclusive, celle-ci peut aussi compter sur son acier Oystersteel, un acier de haute performance spécialement conçu pour Rolex depuis 1985.

Déclinée dans une très grande variété de modèles et coloris, l’Oyster Perpetual Submariner n’est jamais aussi séduisante qu’avec son cadran et sa lunette noirs et son bracelet Oyster, reconnaissable à son maillage unique… en acier !

Montre acier Rolex Submariner

IWC Ingenieur

On termine cette courte sélection de montres en acier avec un modèle sans doute moins connu par le grand public, mais toujours très apprécié par les passionnés d’horlogerie.

L’Ingenieur a vu le jour en 1955. A cette époque, L’International Watch Company cherche à mettre au point une montre taillée pour les professionnels exposés aux champs magnétiques. Les pilotes, les chimistes et… les ingénieurs, par exemple. D’où son nom. A cette époque, le boîtier est en fer et l’Ingenieur partage de nombreux points communs avec la Rolex Milgauss.

Il faut attendre 1976 pour voir l’Ingenieur se doter d’un boîtier en acier à l’allure sportive, grâce au coup de crayon de… Gérald Genta ! Aujourd’hui, cette Ingenieur SL n’a pas pris une ride et sa version contemporaine arbore toujours aussi fièrement son boîtier vissé avec 5 perforations et son cadran texturé qui n’est pas sans rappeler ceux de la Nautilus ou de la Royal Oak. Etonnant, non ?

Montre acier IWC Ingenieur

Si l’apparition des premières montres 100% acier a été une révolution dans les années 1970, celles-ci sont devenues monnaie courante aujourd’hui. Des modèles d’entrée de gamme à la haute horlogerie, on en trouve chez toutes les marques ou presque, de Festina à Cartier en passant par Herbelin.

Abonnez vous à notre Newsletter gratuite

Abonnez vous à notre newsletter pour recevoir 2 fois par semaine les nouveaux articles de Masculin.com. Vos données ne sont ni vendues, ni partagées avec des tiers.

Parmi les autres modèles les plus convoités du moment, on pourrait encore citer la Citizen Tsuyosa, la Tissot PRX, l’Octo Finissimo de Bvlgari, la TAG Heuer Carrera… Bref, autant de montres proposées dans des styles et à des prix très différents, mais qui savent tirer le meilleur parti de l’acier !

4 commentaires

  1. Il me faudrait les 5, une pour chaque jour de la semaine, et le week end … on regarde son téléphone ))

  2. Elles ne font pas rêver tous les collectionneurs. Ces montres sont des arbres qui cachent la forêt, la montre à avoir pour montrer ostensiblement sa « fortune » ou alors un investissement, aucune passion si ce n’est celle de l’argent et du paraitre. Attention un véritable amateur saura apprécier ces modèles et expliquer pourquoi ils en rêvent. Pour ma part seule la Speedmaster me plait réellement pour son aspect et surtout son histoire, mais il y a une multitudes de montres bien plus originales et intéressantes (vraiment pas fan des designs de Genta).

    1. D’où le (ou presque) du titre et la référence à certains « investisseurs » dans le paragraphe sur la Royal Oak. Ce qui est sûr, c’est que ces 5 modèles ont, chacune à leur façon, changé le marché horloger.

Voir plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *